Addis-Abeba, Éthiopie, 6 octobre 2026
Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont réaffirmé leur soutien au Kenya à la suite de la confirmation du premier cas importé de maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo dans le pays et du décès du patient.
S.E. Dr Jean Kaseya, Directeur général d’Africa CDC, s’est entretenu aujourd’hui avec les autorités kényanes et a présenté ses condoléances à la famille et aux proches du défunt, ainsi qu’au Gouvernement et au peuple kényans. Aujourd’hui, une équipe multidisciplinaire de haut niveau d’Africa CDC se rend au Kenya afin d’apporter l’appui approprié.
« Je remercie les autorités kényanes pour les mesures rapidement mises en place et je réitère le plein soutien d’Africa CDC. Je me rendrai personnellement au Kenya dans les prochains jours afin d’évaluer, avec les autorités nationales, les besoins de la riposte et tout appui supplémentaire nécessaire », a déclaré Dr Kaseya.
Africa CDC salue la rapidité avec laquelle le patient a été identifié, isolé et testé. Celui-ci avait quitté la République démocratique du Congo par la route pour se rendre en Ouganda, où il a passé une nuit, avant de prendre un vol à destination du Kenya.
Les autorités kényanes ont identifié 28 contacts, notamment des membres de la famille et des agents de santé, et recherchent également 23 passagers et membres d’équipage ayant voyagé avec le patient. Africa CDC note que le Kenya maintient un niveau élevé de vigilance depuis le début de l’épidémie. Le Kenya a appelé la population à rester calme et à se référer aux sources officielles d’information, tout en demandant aux professionnels de santé de renforcer les mesures de prévention et de contrôle des infections.
S.E. Dr Jean Kaseya s’est également entretenu avec les autorités ougandaises et a salué les mesures immédiates prises pour identifier et isoler tous les contacts liés à ce cas.
La préparation régionale est essentielle
La confirmation de ce cas au Kenya souligne l’importance de maintenir un haut niveau de préparation dans l’ensemble de la région, notamment par le renforcement de la surveillance, du partage transfrontalier de l’information, de la préparation des laboratoires, des capacités de riposte rapide, ainsi que de la prévention et du contrôle des infections.
Africa CDC travaille avec les États Membres et les partenaires pour soutenir une préparation et une riposte coordonnées, tout en renforçant son appui aux pays affectés par l’épidémie ou exposés au risque. Ce cas met également en évidence le risque régional persistant de cette epidemie.
La transmission communautaire continue de déterminer la riposte en RDC
Africa CDC reconnaît les efforts importants du Gouvernement de la RDC pour contenir l’épidémie, notamment sa coopération et sa transparence tout au long de la riposte. Africa CDC constate que des progrès importants ont été réalisés, mais que la transmission communautaire et l’efficacité du suivi des contacts continuent de représenter des défis majeurs avec plus de 70 % des nouveaux cas étant encore détectés dans la communauté chez des personnes qui n’avaient pas été préalablement identifiées, enregistrées et suivies comme contacts. Cela indique que certaines chaînes de transmission continuent d’échapper au système de riposte.
Africa CDC encourage le Gouvernement de la RDC à accélérer la mise en œuvre de l’approche centrée sur les villages et les communautés, notamment à travers la recherche active des cas, l’identification systématique des contacts, leur suivi quotidien et un engagement communautaire renforcé.
« Pour interrompre cette épidémie, nous devons savoir où se trouve chaque contact, assurer son suivi et identifier rapidement toute personne développant des symptômes avant qu’elle ne transmette le virus à sa famille, à sa communauté ou au-delà des frontières. Notre riposte doit être dirigée par l’Afrique, unie, transparente et centrée sur les communautés. Nous ne contrôlerons cette épidémie que lorsque la dernière chaîne de transmission aura été interrompue », a déclaré Dr Kaseya.
Les ressources mobilisées doivent se traduire par des résultats
Africa CDC, avec l’engagement du Gouvernement des États-Unis et d’autres partenaires, a contribué à mobiliser environ 2,9 milliards de dollars américains pour soutenir la riposte.
Africa CDC soutient l’appel lancé par les autorités de la RDC en faveur d’une plus grande transparence concernant les ressources annoncées, décaissées, reçues et utilisées.
« Chaque dollar mobilisé pour cette épidémie doit pouvoir être retracé jusqu’aux résultats qu’il produit sur le terrain. La transparence est essentielle pour préserver la confiance des communautés, des gouvernements et des partenaires », a déclaré Dr Kaseya.
Le cas signalé au Kenya renforce la nécessité d’une vigilance soutenue dans toute la région. Africa CDC appelle les États Membres à renforcer la surveillance et le partage transfrontalier de l’information, à garantir la préparation des laboratoires, à renforcer les équipes d’intervention rapide et à maintenir des mesures rigoureuses de prévention et de contrôle des infections.
Africa CDC poursuivra son travail aux côtés de la RDC, du Kenya, des autres États Membres et des partenaires afin d’interrompre les chaînes de transmission et de mettre fin à l’épidémie.
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À propos d’Africa CDC
Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies sont l’agence de santé publique de l’Union africaine. En tant qu’institution autonome, Africa CDC soutient les États membres de l’UA dans le renforcement des systèmes de santé, l’amélioration de la surveillance des maladies et le renforcement de la préparation et de la réponse aux urgences sanitaires. Pour plus d’informations, visitez http://www.africacdc.org et suivez Africa CDC sur LinkedIn, X, Facebook, et YouTube.
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