New York/Addis-Abeba, le 24 septembre 2026
Africa CDC salue la mobilisation historique obtenue lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20+ sur l’accélération de l’action collective pour vaincre Ebola, organisée par les États-Unis le 23 septembre 2026 à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Cette réunion a démontré ce qu’il est possible d’accomplir lorsque les dirigeants politiques, les pays touchés et les partenaires internationaux s’unissent autour d’un objectif commun : stopper la transmission, sauver des vies et mettre fin à l’épidémie.
Ce qui semblait difficile il y a encore quelques semaines est devenu possible hier. Les engagements pris depuis la déclaration de l’épidémie s’élèvent désormais à environ 2,9 milliards de dollars américains, dont environ 700 millions annoncés à l’occasion de la réunion de New York. Cette mobilisation sans précédent de fonds et d’aide en nature doit désormais se traduire rapidement par des décaissements, une mise en œuvre et des résultats mesurables au sein des communautés touchées.
Le Centre africain de prévention et de contrôle des maladies (Africa CDC) salue le rôle moteur joué par les États-Unis dans l’organisation de cette réunion ainsi que leur contribution substantielle à la riposte, qui s’élève désormais à 886 millions de dollars américains. Africa CDC reconnaît également les contributions majeures de l’Union européenne, de la Banque mondiale, du Fonds pour la pandémie, des pays africains, des institutions financières internationales, des partenaires bilatéraux, des organisations philanthropiques et d’autres partenaires qui se sont rangés aux côtés des pays touchés.
La réunion a rassemblé les gouvernements de la RDC et de l’Ouganda, les membres du G20, des pays partenaires et des organisations internationales. Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) y a participé en sa qualité d’organisme de coordination continentale et en tant que co-responsable, avec l’OMS, de l’équipe d’appui à la gestion des incidents, renforçant ainsi un message commun : le financement doit soutenir les activités transfrontalières à l’échelle continentale, les priorités définies au niveau national et parvenir rapidement aux équipes de première ligne.
La sous-secrétaire d’État américaine Allison Hooker a souligné la nécessité d’une action collective et d’un partage international durable des charges pour vaincre Ebola, les ressources devant être rapidement affectées au traitement, à la surveillance, à la recherche des contacts, aux équipements de protection et à d’autres interventions vitales sur le terrain.
La Première ministre, S.E. Judith Suminwa Tuluka, a réaffirmé le leadership et la détermination de la RDC, qualifiant l’épidémie de « test majeur » pour le pays et soulignant que « pour la RDC, la lutte contre cette épidémie est une priorité absolue ». Son intervention a placé l’appropriation nationale, la protection des communautés et la rapidité de l’intervention au cœur de la mobilisation internationale.
S’appuyant sur l’expérience de l’Ouganda en matière d’éradication de la transmission, S.E. Adonia Ayebare, ministre des Affaires étrangères de l’Ouganda, a mis en avant quatre facteurs qui ont fait la différence : un leadership politique fort, un système de santé prêt à intervenir, la confiance et l’engagement des communautés, ainsi qu’une excellente coopération transfrontalière avec les pays voisins, notamment la République démocratique du Congo.
La commissaire Hadja Lahbib a souligné que les menaces sanitaires ne s’arrêtent pas aux frontières et que la riposte ne doit pas non plus s’y arrêter — une approche qui se reflète dans la coopération soutenue de l’Union européenne avec le Centre africain de prévention et de contrôle des maladies (Africa CDC) et l’OMS. L’Union européenne a mobilisé 500 millions d’euros pour l’aide d’urgence, les vaccins, les traitements et la sécurité sanitaire dans la région des Grands Lacs et en Ouganda. Ce soutien couvre la riposte immédiate, le diagnostic, les contre-mesures médicales, l’aide humanitaire, la recherche et la sécurité sanitaire à long terme.
Soulignant l’ampleur du soutien de la Banque mondiale, Mamta Murthi, vice-présidente chargée des questions sociales à la Banque mondiale, a mis en avant que plus de 433 millions de dollars américains ont été mobilisés pour soutenir la riposte à Ebola et la préparation à cette épidémie en RDC et dans toute la région, en étroite collaboration avec l’Africa CDC et l’OMS, et que ce financement doit se traduire rapidement par des systèmes de santé plus solides, une action communautaire suscitant la confiance et des résultats concrets sur le terrain.
DES ENGAGEMENTS AUX RÉSULTATS : TRANSPARENCE ET TRAÇABILITÉ
Africa CDC souligne que le succès de la réunion de New York ne se mesurera pas, en fin de compte, au montant total des promesses de dons, mais à la rapidité avec laquelle les ressources seront décaissées, aux lieux où elles seront déployées, aux lacunes qu’elles combleront et aux résultats qu’elles apporteront aux communautés touchées.
« La journée d’hier a démontré ce qu’il est possible de réaliser lorsque le leadership politique et la solidarité internationale s’unissent. Nous remercions les États-Unis pour ce leadership et ce sens de la solidarité dont ils ont fait preuve en organisant cette 20e réunion ministérielle. Mais les promesses de financement ne suffiront pas à elles seules à enrayer Ebola. Nous devons être en mesure de retracer chaque dollar — de l’engagement au décaissement, du partenaire de mise en œuvre à la dépense, et enfin aux services fournis aux communautés touchées. La transparence renforce la confiance, accélère la mise en œuvre et sauve des vies. »
— S.E. le Dr Jean Kaseya, directeur général de l’Africa CDC
Africa CDC renforcera donc son mécanisme de suivi financier et, en étroite collaboration avec le gouvernement de la RDC, l’OMS et ses partenaires, veillera à une plus grande visibilité des engagements, des décaissements, des dépenses, des lieux de mise en œuvre et des résultats. L’objectif n’est pas de créer un niveau supplémentaire de reporting, mais de fournir au gouvernement une vue d’ensemble des ressources soutenant sa riposte nationale et de permettre des décisions plus rapides et fondées sur des données factuelles.
Le gouvernement de la RDC doit pouvoir voir où vont les ressources, qui les met en œuvre, quelles lacunes subsistent et quels résultats sont obtenus. Une plus grande transparence renforcera le leadership national, réduira les doublons, permettra d’identifier les priorités sous-financées et contribuera à acheminer rapidement les ressources vers les zones sanitaires, les villages et les communautés où elles peuvent avoir le plus grand impact.
LA MISE EN ŒUVRE DOIT MAINTENANT S’ACCÉLÉRER
La mobilisation de New York doit désormais se traduire par une mise en œuvre plus rapide sur le terrain : soutien aux professionnels de santé de première ligne ; renforcement des capacités de surveillance et des laboratoires ; diagnostic et traitement rapides ; recherche des contacts ; prévention et contrôle des infections ; enterrements sûrs et dignes ; communication sur les risques et mobilisation des communautés ; accès aux contre-mesures médicales ; et préparation durable dans les pays voisins.
Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) continuera à promouvoir une réponse centrée sur les communautés et les villages, qui rétablisse la confiance et place les populations touchées au cœur des décisions. Dans le cadre d’une épidémie alimentée par la mobilité, l’insécurité et les déplacements transfrontaliers, l’action de santé publique doit également rester étroitement liée à l’aide humanitaire et à la préparation régionale.
Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) remercie les États-Unis, les gouvernements de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda, les membres du G20, la Banque mondiale, le Fonds pour la pandémie, l’Union européenne, l’OMS et tous les partenaires pour leur engagement renouvelé. La mobilisation obtenue à New York est une manifestation majeure de solidarité ; elle doit désormais se traduire par des résultats concrets.
Les 2,7 milliards de dollars américains mobilisés s’accompagnent d’une responsabilité claire : transformer chaque engagement en action, chaque décaissement en résultats mesurables, et la solidarité mondiale en une issue favorable à l’épidémie d’Ebola.
FIN
Estimations actualisées des contributions promises pour la lutte contre Ebola
À la suite de la réunion du G20+ sur les promesses de dons pour Ebola organisée par les États-Unis le 23 septembre
| Bailleur | Au 23 septembre, en millions de dollars américains |
|---|---|
| États-Unis | 887 |
| UE / Commission européenne | 568 |
| Banque mondiale | 433 |
| Fonds de lutte contre la pandémie | 221 |
| CEPI | 196 |
| Allemagne | 127 |
| Pays africains | 110 |
| Royaume-Uni | 105 |
| CERF | 90 |
| Gavi | 45 |
| Fondation Mastercard | 20 |
| Fondation Gates | 18 |
| Chine | 18 |
| République de Corée | 18 |
| Fonds mondial | 17 |
| Suède | 17 |
| France | 16 |
| Wellcome Trust | 14,5 |
| BAD | 13 |
| Japon | 12,4 |
| Émirats arabes unis | 10 |
| Pays-Bas | 8 |
| Australie | 7 |
| Danemark | 4,7 |
| Suisse | 4 |
| Belgique | 4 |
| Norvège | 3,8 |
| Fondation NovoNordisk | 2 |
| Singapour | 2 |
| Canada | 2 |
| Unitaid | 1,3 |
| Espagne | 0,8 |
| La Fondation Rockefeller | 0,4 |
| CIFF | 0,3 |
| Italie | 0,3 |
| Irlande | 0,2 |
| Islande | 0,15 |
| Grèce | 0,1 |
| Chypre | 0,09 |
| Thaïlande | 0,03 |
| Total | 2,997 milliards |



